Il y a une attitude intellectuelle qui met une espèce de voile ou de... je ne sais quoi, quelque chose... quelque chose d'irréel, sur la perception des choses – une attitude, c'est une attitude. C'est comme si l'on voyait à travers un certain voile ou un certain... quelque chose... une certaine atmosphère; tandis que le corps perçoit lui-même ce qui se passe en lui, et qu’il se confond avec ce qui se passe. Il le perçoit en lui-même. Ce n'est pas comme si la chose était prise comme cela (geste d'absorption en soi): c'est comme si, lui, DEVENAIT la chose (geste d'éclatement de soi ou d'expansion). Au lieu de tirer l'expérience à la mesure de l'individu, c'est l'individu qui s'élargit à la mesure de l'expérience. »

Dans le travail de respiration, il est important de pouvoir distinguer une sensation d'un sentiment. La perception (nerveuse) est toujours primaire. Le sentiment est une interprétation de ce l'on a perçu en sentant, et est de ce fait secondaire. La présence de sentiments signale que soit des éléments de la nature extérieure (ladite psyché) soit des éléments de la nature intérieure ou de la nature psychique participent par aux événements. Si celles-ci se taisent, aucun sentiment ne sera perçu mais exclusivement la sensation corporelle.

Pour ne pas vous donner une fausse image de la méthode du Souffle Perceptible, je voudrais vous faire remarquer qu'elle comporte toujours les éléments de la nature extérieure (de ladite psyché) ou la nature intérieure ou de la nature psychique. Ainsi par travail de respiration ont entend toujours travail de l'homme « entier ». C'est ainsi la prise de conscience et la formation du « corps » (= corps « animé ») est l'une des préoccupations du Souffle Perceptible. 
 
 

Sur ce point la proposition faite dans cette publication de « faire taire » le Mental et le Vital est complètement atypique pour la méthode du Souffle Perceptible. Cette approche de travail ne représente pas non plus un « développement » du Souffle Perceptible! Bien qu'on ait fait des tentatives d'explorer ce « pur » travail de perception pendant le travail de respiration qu'Ilse Middendorf appelle « silence du Mental » et qui comme elle le dit signifie également « silence du Vital », il n'a cependant jamais été mis en rapport (comme on le propose ici) avec un recueillement sur le corps subtil physique.

L'art de pouvoir « donner libre cours à sa respiration » nécessite un certain travail pratique. Au cours de (week-ends de) séminaires de cinq jours intitulés « Le Souffle Perceptible » on peut acquérir cette aptitude presque exclusivement par travail le d'exercice pratique. Après seulement environ deux de ces séminaires les participants sont généralement en mesure de développer un sens pour ce qu'on veut dire par « donner libre cours à la respiration ». Cette expérience permet aux personnes s'exerçant de se mettre elles-mêmes à suivre le chemin ouvrant la possibilité d’améliorer leur aptitude de perception, de perméabilité et de recueillement, le dévouement et la faculté d’attention étant deux autres aptitudes importantes qui sont mutuellement liées l'une à l'autre et qui se conditionnent et se favorisent réciproquement.

Une autre observation importante est que le fait de s'étirer (tout le corps ou une partie du corps) provoque immédiatement une inspiration et le souffle pénètre de façon accrue dans la région étirée. Pendant le travail de la respiration on perçoit toujours plus distinctement cette expérience en toute conscience de ses sensations.

 

wpe2.jpg (1221 Byte)retour au sommaire

page suivante forward.gif (1022 Byte)